De la peur de ne pas être aimé à la liberté d'Etre.

Dans le retournement de la Conscience sur le personnage qui s’anime à travers nous, on peut être encore en prise par le jugement. Ce qui est encore inconscient pour l’autre, dans l’expression de ses “ bassesses” , nous saute aux yeux. De même, on projette que l’autre nous voit ou pourrait aussi nous voir aussi et nous juger. On se confronte à soi m’Aime. Emprisonné par nos cases duelles.

Par le contraste avec l’idéal que l’on se projette pour soi, Là où alors l’on se juge, comme étant défaillant, en prise avec nos faiblesses, réside la plaie qui s’infecte. Génère la peur du rejet par l’autre en mirroir de notre rejet de nous même.

On peut trouver une porte de sortie, dans la dés-identification avec le personnage.

Notre Etre, s’exprime à travers une partition vibratoire, dont les notes sont engrammées par nos expériences de souffrance. La forme de notre personnage, dans son expression, est la résultante de cette partition.

Prenons un exemple caricaturale. Mettons que je bégaie. Par ce qu’il y a eu une telle confrontation au rejet ou peur de l’être, que l’expression de mon personnage passe par la forme du bégaiement. Si je m’identifie à cela, je me prend pour… je m’étiquette comme et je deviens la proie de la peur que l’autre en face de même. Me réduise à celé, me juge, voir se moque de cela.

Pourtant mon Etre, n’est pas bègue. Seule la forme de son expression, l’Est.

Dans la reconnaissance de Soi, de l’Etre qui s’incarne pour vivre des expériences, au-delà du personnage, qui en est juste la forme, je peux prendre de la hauteur sur le personnage. M’offrir de la compassion, pour les difficultés, reprendre mes responsabilités pour les traverser, voir les transcender. Pas à pas, alléger ma partition vibratoires en libérant mes parts blessées, et ouvrir le champ des possible de la transformation de l’expérience de la forme. Le personnage devient une forme voué à évoluer. J’ai donc de moins en moins peur qu’il soit jugé. Car si je sais qu’il le sera surement par certains, je ne me réduis plus moi m’Aime à cela. L'Autre me reçoit et m’identifie depuis ses propres filtres, cela ne compte plus.

Je peux d’autant plus accueillir que l’Autre ne me reconnaisse pas au-delà de la forme que j’offre au monde, puisque moi, je me reconnais moi m’Aime. Alors je peux m’observer : ré-agir, prendre une posture, et m’aimer pour ce que la forme imprime dans l’instant présent, au-delà de toute fatalité, comme un miroir de ce qui en moi est encore blessé à encore besoin de ma compassion pour se transformer.

J’aspire à rejoindre ceux qui peuvent m’accueillir comme je suis dans l’instant présent. Ceux pour qui ce que je suis est déjà suffisant et qui me Voit et me reconnaisse par leur ouverture de Coeur au-delà de la forme. Je ne cherche plus à faire l’unanimité.

Je suis libre d’Etre, l’idéal devient une vision vers laquelle tendre et non plus une exigence perfectionniste de l’idée de ce que je devrais être déjà.

J’apprends à m’Aimer tel que je suis dans l’instant présent sans m’identifier à cela.

En tout cas, je ne vous en souhaite rien de moins, c’est pourquoi j’ai à Coeur de vous accompagner sur ce chemin.

Je vous invite à répondre à ce partage si il vous fait sens ou si des questions restent en suspens.

Au plaisir de vous lire et de partager avec vous.

Ensemble, on va plus loin.

De tout Coeur,

Karen